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Moscovici : “Avec Ségolène Royal, ce n’était pas possible” Libe Lyon, 17/10/2008

paris20 | 19 octobre 2008

POLITIQUE -” Bataille des motions socialistes en vue du congrès de Reims. Après avoir soutenu la contribution de la Ligne Claire menée par le maire de Lyon Gérard Collomb, Pierre Moscovici a finalement rejoint la motion du maire de Paris Bertrand Delanoë lorsque les partisans de la Ligne Claire se sont rapprochés de Ségolène Royal. Le député du Doubs se rend ce vendredi soir dans l’agglomération lyonnaise - sur les terres de Gérard Collomb - défendre son choix auprès des militants. Il revient pour Libélyon sur les raisons de ce changement de cap. Interview…

La dernière fois que vous êtes venu à Lyon, c’était pour soutenir Gérard Collomb. Vous venez ce vendredi pour soutenir la motion de Bertrand Delanoë que vous avez finalement rejoint, n’est-ce pas un peu inconfortable comme position ?

Je ne soutenais pas Gérard Collomb, nous nous étions engagés ensemble vers une motion commune. J’ai regretté que nous puissions pas aller plus loin. J’aurais aimé conduire cette motion. Si cela s’était fait, je pense que nous serions en train de porter la motion en position d’emporter l’adhésion des militants. C’est une belle occasion manquée parce que cela aurait eu un sens. Aujourd’hui, je ne viens pas à Lyon dans une position d’hostilité. Je garde une grande amitié pour Gérard Collomb. C’est quelqu’un que je respecte dans sa pratique et dans ses choix. Et je continue à penser que nous portons des idées similaires.

Reste que lorsque vous êtes parti rejoindre Bertrand Delanoë, de très nombreux élus locaux vous se sont engouffrés dans la brèche à votre suite, mettant Gérard Collomb dans une situation difficile…

Je ne veux pas commenter sa propre position. Mais ce n’est pas un hasard si beaucoup d’élus se sont engouffrés dans cette brèche. Quand on cherche une cohérence européenne, on se sent à l’aise dans la motion de Bertrand Delanoë. Je continue de penser que la Ligne Claire était une bonne idée. Ce qu’on a fait ensemble, j’y resterai fidèle. J’en ai même une certaine nostalgie. Simplement, à partir du moment où il y eut rapprochement avec Ségolène Royal, ce n’était pas possible. Je n’ai aucune antipathie pour Ségolène Royal, et même plutôt une sympathie, mais j’ai avec elle une vraie différence de culture politique. Pour dire les choses clairement, je ne me serais pas senti très à l’aise à sa fête de la fraternité.

Pourquoi soutenez-vous la motion du maire de Paris ?

Il faut prendre le congrès au sérieux. On entend beaucoup qu’aucune motion ne se démarquera. Or, je crois qu’il est justement vital qu’une motion l’emporte très nettement. Sinon, le parti se retrouvera éclaté. Aujourd’hui, c’est la motion social-démocrate réformiste de Bertrand Delanoë qui peut ainsi s’imposer. J’ai fait le choix de la motion conduite par Bertrand Delanoë car elle me paraît la plus en phase avec ce que je crois sur plusieurs points essentiels : un engagement européen sans faille, le respect du vote des militants et la nécessité de remettre le parti au travail. Il ne faut pas personnaliser le parti socialiste. Il y a sans doute aussi des ambitions présidentielles chez Bertrand Delanoë. Mais, si le PS ne se remet pas au travail tout de suite, ce sera préjudiciable ensuite pour le présidentiable, quel qu’il soit.”

Propos recueillis par Alice Géraud

http://libelyon.blogs.liberation.fr/info/2008/10/politique-.html

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Interview de Bertrand Delanoë dans le journal Le Parisien du 15 octobre

paris20 | 17 octobre 2008

Candidat à la succession de François Hollande à la tête du PS, Bertrand Delanoë répond aux critiques de ses concurrents et se pose en rassembleur. Le maire de Paris, qui est toujours la personnalité préférée des Français selon le sondage Ifop-« Paris Match », se montre par ailleurs plutôt sévère envers Nicolas Sarkozy sur la gestion de la crise financière.

Quelles sont les réponses de gauche à la crise financière ?
Bertrand Delanoë, maire PS de Paris. Celles des sociaux-démocrates, depuis l’origine : l’économie de marché a besoin de régulation et de transparence. Dans l’un de mes livres, publié en 2004 (NDLR : « la Vie, passionnément », Robert Laffont), je citais le Prix Nobel d’économie Joseph Stiglitz, stigmatisant les dérives d’un capitalisme sans règles et les dysfonctionnements des institutions mondiales. Avec une social-démocratie plus forte, l’Europe aurait disposé d’instruments plus efficaces, qui ne peuvent être ni le protectionnisme ni le laisser-faire.

L’Etat français doit-il rester dans le capital des banques qu’il aura renflouées ?
Quand l’Etat intervient, il le fait au nom des Français. Sa priorité absolue doit être de garantir la reconstruction du système financier en prenant le temps nécessaire à la mise en place de nouvelles règles. N’oublions jamais que les responsables de cette crise sont des spéculateurs dont le monde paye aujourd’hui le comportement indécent. Si, une fois ce système profondément réformé, l’Etat revend certaines de ses participations, il faudra donc que le contribuable y trouve son compte, notamment en affectant toute plus-value à la réduction de la dette publique. Je suggère de viser l’efficacité, en conservant parfois ces participations, sans être systématique. Dans un autre domaine, le gouvernement prétend-il toujours livrer le capital de la Poste à la Bourse ou entendra-t-il notre proposition de préserver ce service public en s’appuyant sur une institution d’Etat, la Caisse des dépôts, pour financer son développement ?

Estimez-vous comme Dominique Strauss-Kahn que le pic de la crise est passé ?
Je l’espère. Plusieurs responsables du gouvernement français ont nié l’existence de cette crise pourtant annoncée depuis plus d’un an. Voyez le résultat. Une seule certitude : celle-ci aura des conséquences sur l’économie réelle et sur les conditions de vie des Français. Il faut donc élaborer maintenant des réponses opérationnelles à l’impact économique et social de la crise.

« Sarkozy voulait importer des crédits hypothécaires à l’anglo-saxonne »
Face à des droites européennes pragmatiques, la gauche peine à se distinguer…
itiales. Sarkozy voulait importer en France des crédits hypothécaires à l’anglo-saxonne et l’UMP vantait la retraite par capitalisation qui ruine aujourd’hui les retraités américains : qui s’en souvient ? Qui, à droite, reconnaît de telles erreurs ? Dans ces conditions, le budget 2009 sera un moment de vérité.

Quelles modifications réclamez-vous ?
Ce budget, présenté au lendemain du discours de Toulon, est déjà obsolète. Il doit être reconstruit autour des principes suivants : 1. Annulation du paquet fiscal ; 2. Taxation des stock-options ; 3. Remise à plat du dispositif des niches fiscales. 4. Ses priorités doivent être la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat : cela passe par l’investissement dans l’innovation et la recherche, ainsi que l’ouverture de négociations salariales dans les entreprises, qui conditionneront les exonérations de charges sociales. Le gouvernement doit donc revoir sa copie, au lieu d’amputer les crédits de secteurs aussi stratégiques que le logement, l’emploi ou les moyens des collectivités locales.

Nicolas Sarkozy a-t-il pour l’instant bien géré la crise ?
Sa réaction a été tardive, ce qui est regrettable dans une telle situation. L’histoire retiendra d’ailleurs que c’est le travailliste Gordon Brown qui a inspiré une réponse européenne concertée. Je regrette aussi que le chef de l’Etat ait à ce point négligé la concertation avec les forces démocratiques du pays, tout en appelant à « l’unité nationale ». Consulter les représentants des partis politiques et des organisations syndicales serait la moindre des choses.

Quelles seront, concrètement, les conséquences de la crise pour la Ville de Paris ?
Pour 2009, nous avons anticipé sur les effets de la crise en prévoyant une baisse des droits de mutation de 250 millions d’euros, par rapport à 2007. Pour autant, aucun engagement n’est remis en cause, qu’il s’agisse de la solidarité, des 40 000 logements sociaux, du tramway, des projets d’urbanisme, comme les Halles et les ZAC, ou encore de nos projets pour l’innovation. Autre exemple : avec le Crédit municipal, nous avons lancé, comme prévu depuis des mois, un « microcrédit » pour les plus modestes. Enfin, notre effort d’investissement demeure très élevé, 8,3milliards sur six ans, soit une hausse de 18%par rapport à la précédente mandature. Quant aux projets privés, il n’y a eu, pour le moment, aucune remise en question annoncée.

« Il est facile de tenir un discours à gauche toute »
Ne regrettez-vous pas de vous êtes déclaré « socialiste et libéral » ?
Il faut toujours être exigeant avec soimême quand on évalue l’interprétation de ses propos. Mais sincèrement, dans le livre dont il est question (NDLR: «De l’audace ! », Robert Laffont) la critique du libéralisme économique est sévère et argumentée. Quant au libéralisme politique, c’est-à-dire le combat pour les libertés et l’émancipation de l’individu, c’est un patrimoine que tous les socialistes devraient se réapproprier. Que certains déforment cette analyse pour des raisons électoralistes me désole plus pour eux que pour moi.

Pour vos concurrents, vous incarnez le libéralisme et une « soi-disant modernité »…
Le temps d’un congrès, il est facile de tenir un discours à « gauche toute ». Mais dans les faits, ce sont les authentiques réformistes qui sont le plus à gauche. J’assume toutes les comparaisons de fond avec mes amis socialistes, à travers la gestion de la plus grande collectivité locale française.Qu’il s’agisse de la remunicipalisation de la distribution de l’eau, de l’effort pour le logement social ou encore des alliances. Car je maintiens qu’on ne fait pas une politique de gauche, avec un parti qui n’est pas à gauche. Dans certaines villes, et cela ne concerne aucun signataire de notre motion, des candidats socialistes aux cantonales ont dû se retirer au bénéfice de candidats MoDem : ce n’est pas l’orientation que je propose.

Bluffez-vous en affirmant que votre motion atteindra les 50 % ?
Je n’ai jamais fait de pronostic. Je dis simplement que l’objectif d’un candidat qui présente une orientation politique, un programmede travail et une équipe, est toujours d’atteindre les 50 %. Je ne prétends pas que nous allons le faire. D’ailleurs, le bluff n’est pas ma spécialité. Je souhaite en tout cas au PS qu’une des motions soit assez forte pour structurer le rassemblement des socialistes et éviter le désordre et l’immobilisme. Et je pense que notre motion peut être ce pôle central.

Si votre motion n’arrive pas nettement en tête, maintiendrez-vous votre candidature ?
Ma candidature n’a jamais été une question de personne, toujours une question politique. Je suis candidat au poste de premier secrétaire, quelles qu’en soient les contraintes, pour assumer le rôle d’un animateur concentré sur l’efficacité, le rassemblement, et le renouvellement du PS, au service des Français. Le vote des militants, le 6 novembre prochain, déterminera la suite. Je suis plutôt confiant.

Propos recueillis par Rosalie Lucas et Philippe Martinat

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“Tirer toutes les conséquences de la crise”

paris20 | 16 octobre 2008

Article commun d’Alain Bergounioux, Harlem Désir, Élisabeth Guigou, Pierre Moscovici,  Michel Sapin

La crise du capitalisme financier crée des responsabilités majeures  pour les socialistes dans le présent et dans l’avenir.Nous disons clairement dès l’introduction de notre motion : « le capitalisme, à l’échelle mondiale découvre à ses dépens ses propres  tares. Notre modèle de développement est à repenser en profondeur ».  La situation actuelle vérifie ce diagnostic.

Mais il faut aller au-delà des mesures d’urgence prises par les gouvernements européens, car la crise révèle les déséquilibres globaux d’un système dominé par la financiarisation et la recherche du profit immédiat au détriment de l’économie et de la société. Nous devons  revenir sur les dérégulations qui ont permis au capitalisme financier de dicter sa loi. Le socialisme que nous défendons est particulièrement apte à proposer un autre modèle économique, qui impose aux marchés un encadrement, des régulations, de la redistribution et des normes sociales et écologiques.

Dans notre motion nous traitons de toutes les dimensions de la crise.Le plan européen est techniquement adapté pour l’urgence : la garantie  des prêts interbancaires, la recapitalisation des banques, y compris  sous forme de nationalisation, la définition des normes européennes  différentes des normes américaines… Mais il y a des manques très  importants. Notre motion dresse un tableau complet d’objectifs qui  doivent être au cœur d’une gauche, politique et syndicale, efficace : « réforme des agences de notation … régime de responsabilité pour les  acteurs du système financier, modifications des normes comptables des  entreprises, contrôle et réglementation accrues des fonds spéculatifs,  lutte contre les paradis fiscaux ». La crise met en lumière la  nécessité de ces réformes structurelles.

Mais, c’est aussi sur l’économie réelle qu’il faut agir. La droite a  déjà considérablement affaibli notre pays avant même les  manifestations de la crise mondiale. La vraie priorité est d’investir  dans l’innovation, l’éducation et la recherche, de favoriser de grands  projets industriels et d’infrastructure en France et en Europe. C’est  la clé pour la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat. Notre  motion contient des propositions précises : pour les énergies  nouvelles, les voitures propres, les biotechnologies, pour soutenir le  logement social, pour rééquilibrer la négociation sociale en faveur  des salariés. Nous proposons d’annuler le paquet fiscal et la plupart  des niches fiscales pour redonner des marges à l’action publique.

Entre les improvisations largement hypocrites des droites européennes,  et un repli sur des visions et des mesures anciennes qui amèneraient  une fragmentation de l’Europe et un affaiblissement des pays membres,  nous avons la conviction qu’il y a place pour un modèle socialiste  partagé largement, une puissance publique efficace, un Etat social  prévoyant, une Union européenne protectrice et influente.


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Intervention de François Hollande sur la crise financière, le 8 octobre à l’Assemblée nationale

paris20 | 13 octobre 2008

“Monsieur le Premier Ministre,

La gravité de la crise appelle, en effet, une responsabilité : celle de votre gouvernement par les choix qu’il fait, celle de l’opposition par ses propositions. Et c’est le sens du débat que nous avons aujourd’hui, si nous voulons le conduire dignement.

Commençons par un constat implacable : la crise qui frappe n’est pas un accident violent, c’est l’effondrement d’un système lui-même. Ce système, il s’appelle « économie d’endettement sans contrôle », « dérégulation sans limites », « déréglementation sans objectif autre que celui de l’augmentation du profit et de la spéculation ». Pour tout dire, ce qui s’effondre aujourd’hui, c’est une partie de ce que vous appeliez « la bataille idéologique », c’est-à-dire, le libéralisme économique.

Le second constat que nous pouvons faire les uns et les autres, c’est que cette crise n’est pas simplement américaine, ce serait trop simple. Si elle n’était née qu’aux Etats-Unis, si elle n’avait eu d’innovation qu’aux Etats-Unis, si la dérégulation n’avait été qu’aux Etats-Unis, nous n’aurions pas aujourd’hui une crise mondiale ; or, la crise est mondiale, parce que le système s’est mondialisé.

Pour lire la suite Cliquez ici

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“Pourquoi j’appelle à voter pour la motion A”, par Hamidou SAMAKE

paris20 | 7 octobre 2008

Nous sommes dans le temps du congrès du PS. C’est un moment sérieux. C’est une épreuve, démocratique, délibérative, de sélection et d’orientation politique. C’est aussi surtout une affaire de famille. Nous sommes entre socialistes au début du processus et nous resterons entre socialistes à sa fin, à la condition que nous restions dans le cadre des règles que nous nous sommes fixés. Je suis fier de participer à ce processus et à ce moment.

En tant que socialiste, je suis avant tout internationaliste. Ce qui implique plusieurs traductions dans la réalité politique présente.

En premier lieu, je ne suis pas insensible à ce qui se passe dans le monde y compris loin de nos frontières, comme les émeutes de la faim, les catastrophes naturelles et la guerre. Je suis pour la paix et la sécurité des peuples et des nations partout dans le monde entier.

En deuxième lieu, en tant que socialiste et citoyen, je suis inquiet par rapport à la crise financière actuelle qui ébranle avec violence le système financier mondial, avec des milliards qui partent en fumées en des temps record. Là, devant nous, nous voyons le capitalisme financier, dans toute sa folie qui, si rien n’est fait, peut annoncer demain la barbarie et avoir des conséquences désastreuses un peu partout dans le monde. Il faut des mesures de régulations, urgentes, massives et efficaces. On a besoin des socialistes pour que ces régulations soient favorables au plus grand nombre, pour qu’elles soient dans le sens du progrès et non de la régression et de la loi du plus fort.

Enfin, être internationaliste pour moi, c’est aussi avoir l’ambition de penser que les valeurs que nous portons sont universelles: la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice, la solidarité. C’est se dire que partout dans le monde, ces valeurs pour les quelles nous battons en France méritent qu’elles soient défendues avec la plus grande combativité et nous devons y apporter notre pierre.

Le congrès du PS est attendu par les socialistes et ils y travaillent beaucoup même si la presse et les médias disent le contraire et nous couvrent de sarcasmes. Il est attendu par les français, par la gauche, par le camp du progrès. En face de cette forte attente, il faut que le congrès de Reims soit utile. Nous avons des devoirs et des obligations. Il faut qu’à travers le congrès, le Parti Socialiste montre qu’il va jouer pleinement son rôle: d’opposition résolue aujourd’hui à la politique de casse et de régression de Sarkozy-Fillon, de préparation à l’alternance politique demain car notre projet stratégique reste toujours le même, à savoir la prise de la direction nationale du pays en 2012.

Il faut que nous, socialistes, sortions renforcés sur notre crédibilité à nous opposer résolument à la droite néo-bonapartiste et notre capacité à être l’alternance politique qui va mettre en oeuvre la politique de progrès que les français attendent. Nous n’avons pas réponse à tout mais nous avons nos réponses par rapport aux problèmes majeurs que se posent les français sur: le pouvoir d’achat, le logement, l’éducation, la santé, l’université, l’écologie, le développement, l’immigration, la sécurité.

Il faut le dire tout de suite et avec clarté: le congrès de 2008 ne sert pas à désigner la personne qui va représenter le parti pour la prochaine élection présidentielle de 2012. Ce n’est pas un congrès de désignation pour la présidentielle. Le congrès de Reims sert à fixer l’orientation politique et à désigner la direction qui va la mettre en application et rendre les socialistes mobilisés et crédibles pour les échéances qui s’annoncent dans les mois qui viennent: les régionales, les européennes et les cantonales.

Le congrès, c’est aussi l’occasion donnée aux socialistes de se rassembler sur une vision commune, un projet collectif et une ambition partagée. Cette démarche de rassemblement a été initiée un peu partout et a abouti au stade actuel aux motions.

En ce qui me concerne, animateur local de la sensibilité qui s’est mobilisée autour du Premier Secrétaire, je me retrouve totalement dans la motion A conduite par Bertrand Délanoé, avec François Hollande et Pierre Moscovici. Il s’agit pour moi de donner cohérence et fidélité dans mes engagements en tant que militant socialiste. Je reste convaincu qu’avec Délanoé, Hollande et Moscovici, la motion A s’articule et se mobilise autour d’une colonne vertébrale qui est crédible, solide et expérimentée.

La motion A, par le rassemblement qu’elle a initié et la dynamique qu’elle va entraîner, est une étape pour la constitution d’une majorité forte pour un premier secrétariat fort qui sache porter avec combativité et pugnacité la parole des socialistes.

Sur la question de qui va diriger le parti, comme sur bien d’autres mais aussi surtout celle-ci, il faut la clarté et la vérité. Pour nous, c’est clair et net si la motion A arrive en tête, ce que je souhaite, on sait qui va diriger le parti. Ce n’est pas le cas pour toutes les motions.

Je souhaite que les militants, au terme du processus commencé, fassent le choix le plus clair possible car le PS a besoin d’une direction solide, légitimée par le vote du 6 novembre.

Hamidou SAMAKE,

Membre de la CA, Animateur d’Equité..

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Bertrand Delanoë invité du Grand Jury RTL

paris20 | 6 octobre 2008

Pour écouter l’émission du 5 octobre, cliquez ici.

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Communiqué de Patrick BLOCHE, premier Secrétaire fédéral de Paris

paris20 |

Le 1er octobre 2008, à 20h55

Bertrand Delanoë souhaite qu’il y ait co-mandataires dans le 20ème arrondissement de Paris, par ordre alphabétique :

- Julien BARGETON,

- George PAU-LANGEVIN,

- Jean-Michel ROSENFELD.

Au travail, sans tarder.

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Intervention de Jean-Michel ROSENFELD lors de la réunion du 1er octobre à l’Ageca

paris20 | 3 octobre 2008

Cher(e) camarade,

La motion « clarté – courage – créativité » dont le 1er signataire est Bertrand Delanoë affirme une exigence de vérité. Car pour nous, dire la vérité sur la situation du pays, les défis économiques et budgétaires auxquels il est confronté sur le monde dans lequel nous vivons est essentiel à l’accomplissement du changement politique réel que nous voulons.

Notre motion réunit des militants aux parcours divers autour d’un projet couvrant l’ensemble des questions qui engagent l’avenir de notre famille : la nécessité d’une orientation rénovée du parti socialiste ; la stratégie et les alliances ; la conception du parti et celle du leadership.

Elle est marqué par la clarté des choix assumés : la politique économique et sociale, la fiscalité, le logement, la politique énergétique, les nouvelles libertés à conquérir.

Nous proposons un autre avenir au pays. Mais on ne peut produire de la justice sociale qu’avec une économie forte. Dans ce contexte de crise grave, la France a besoin d’une efficacité de gauche au service du progrès social.

Parce que nous sommes internationalistes, notre projet est résolument européen. Nous avons besoin d’un nouveau projet européen pour sortir l’Europe de la crise. L’Europe, concrète, pragmatique doit être le levier principal de régulation de la mondialisation.

Nous voulons un parti de militants, souverains et actifs et non un parti de supporters. Nous proposons donc de réhabiliter le rôle de nos instances, à tous les niveaux, d’en faire les lieux d’élaboration, de décision et d’actions.

Nous avons une ligne et les idées claires sur le rôle du futur premier secrétaire. Le leadership du parti socialiste devra s’exercer dans l’opposition à la droite, en même qu’il devra créer les conditions de la victoire dans les élections européennes et locales puis aux présidentielle et législatives de 2012. Nous voulons que le parti soit dirigé par un militant connaissant les instances du parti et qui les respecte. Le leader que nous voulons pour le parti ne doit pas être automatiquement le candidat pour 2012.

Nous sommes sans ambigüité pour ancrer les alliances du parti socialiste à gauche en rassemblant les autres forces de gauche qui acceptent de former des majorités nationales et locales pour gouverner ensemble.

Un congres de vérité, dont l’issue appartient aux militants, ne saurait donc reposer sur des regroupements dictés par des considérations essentiellement tactiques. C’est pourquoi nous agissons avec la volonté de créer les conditions d’une dynamique majoritaire fondée sur la cohérence et sur la clarté des orientations et des idées.

En 1981, François Mitterrand disait « nous avons tant à faire ensemble ». C’est encore vrai aujourd’hui.

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29 septembre : rendez-vous à l’Ageca pour débattre des orientations proposées par Bertrand Delanoë

paris20 | 23 septembre 2008

Les militant-e-s du collectif Clarté, Courage, Créativité de la section du 20ème te convient à débattre des orientations proposées par Bertrand DELANOE

avec Bernard POIGNANT

MAIRE DE QUIMPER

DEPUTE AU PARLEMENT EUROPEEN

PRESIDENT DE LA DELEGATION FRANCAISE AU PARLEMENT EUROPEEN

le lundi 29 septembre 2008

à 19h30, à l’Ageca

177, rue de Charonne, Paris 11ème

(métro Alexandre Dumas ou Charonne)

Premiers signataires :

Jean-Michel ROSENFELD, George PAU-LANGEVIN, Hamou BOUAKKAZ, Serge WAJEMAN, Jacques GUYARD, Firmine RICHARD,  Hamidou SAMAKE, Max PIERRE-FANFAN, Janis-Paul COVI, André MOREAU, Bruno LEMARCHAL, Catherine RENSON, Patricia MAGNIEZ, Cyril CARTRON, Maryam COVI, Edwige LANGEVIN, Bartoloméo CORREIA, Annette CHANDERNAGOR

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“Nous soutenons Bertrand Delanoë” par Jean-Michel ROSENFELD, George PAU LANGEVIN, Serge WAJEMAN, Hamou BOUAKKAZ, Hamidou SAMAKE, André MOREAU

paris20 |

Cher(e) Camarade,

A la veille du congrès de Reims, il est important qu’une dynamique majoritaire et cohérente apparaisse pour diriger notre parti.

Nous voulons tous que les socialistes puissent éprouver de la fierté au sortir de ce congrès, clairs dans leurs convictions, courageux et crédibles dans leurs propositions, unis et motivés dans leur combat. Nous devons incarner aux yeux des Français une force d’opposition utile pour aujourd’hui et un mouvement d’alternance convaincant pour demain.

Nous avons besoin d’un homme conscient de ses responsabilités. C’est pour cette raison que nous avons choisi d’apporter notre soutien à Bertrand Delanoë, un homme que la plupart d’entre nous connaissons depuis plusieurs décennies.


Bertrand Delanoë est celui qui, grâce à un engagement clair et sans arrangements d’arrières boutiques, en réformant notre fonctionnement et nos méthodes, en élaborant un vrai programme alternatif de gauche à la politique de casse sociale de Nicolas Sarkozy, permettra à notre parti et au candidat que nous désignerons le moment venu d’être en position solide de reconquête en 2012.

Sa contribution et sa volonté d’unir les socialistes correspond aux attentes de changement de notre société. Il incarne tout à fois la clarté, le rassemblement et une proposition de leadership apte à contrer la personnalisation du pouvoir de Nicolas Sarkozy. C’est aussi parce que le bon sens le commande, que nous soutenons cet homme dans sa démarche de rénovation et de reconquête au service de la gauche. Les idées, les valeurs, les convictions qui sous-tendent sa réussite d’élu, nous les approuvons et les partageons.

Bertrand Delanoë, premier secrétaire du parti socialiste, c’est la garantie d’une gauche de gouvernement pour le XXIème siècle en France. Sans une gestion rigoureuse et énergique, nous ne changerons pas la société, nous ne réaliserons pas les réformes qui s’imposent. Alors oui aux « managers » du changement, du dialogue social, de l’espoir.

Parce que le parti socialiste doit être audible aux yeux de Français, nous souhaitons donc que bon nombre de camarades lui accorde, comme nous, leur soutien.

Les cinq premiers signataires : Jean-Michel ROSENFELD, George PAU LANGEVIN, Serge WAJEMAN, Hamou BOUAKKAZ, Hamidou SAMAKE, André MOREAU


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