La motion
A Reims, les socialistes n’ont pas rendez-vous qu’avec eux-mêmes. Mais aussi avec les Français. C’est pourquoi, il faudra choisir. Un projet, une méthode, une direction. Un projet ambitieux, novateur et crédible. Une méthode efficace, avec des objectifs et un calendrier précis. Une équipe diverse et cohérente, avec des instances qui seront, sans exception, rigoureusement paritaires, car le temps est venu de mettre tous nos actes en cohérence avec nos principes. Un premier secrétaire qui disposera de l’expérience et de l’autorité nécessaires pour remettre le Parti socialiste au travail et porter la voix de l’opposition.
A Reims, chaque socialiste sera convié à un arbitrage en conscience, qui l’engagera vis à vis de sa famille politique, des valeurs qui l’identifient, de l’avenir qu’il nous revient d’écrire.
Notre choix, à travers cette motion, est celui d’une dynamique majoritaire, d’une orientation politique assumée et d’un rassemblement solide, dont le ciment ne peut être que la clarté.
Comment ? D’abord en nous inscrivant, avec une humble fierté, dans l’histoire d’un parti qui a porté les espérances, les luttes, les défaites et les victoires du peuple de gauche. Etre socialiste, c’est être fidèle. Nous sommes les héritiers d’une gauche au pouvoir, d’une gauche gestionnaire qui a su faire entrer notre pays dans la modernité. Nous revendiquons la paternité de réformes aussi fondamentales que l’abolition de la peine de mort, la décentralisation, le RMI, la CSG, la CMU, la loi SRU, l’aménagement du temps de travail, la parité, le PACS, et tant d’autres.
Ce réformisme, inlassablement, il est notre bataille. La Déclaration de principes du Parti socialiste, adoptée par la quasi-totalité des militants, est un socle à partir duquel nous pouvons affirmer sans complexe ce que nous sommes : un parti progressiste, résolument écologiste, et profondément européen. L’Europe n’est pas seulement notre avenir, elle est notre présent, notre horizon, et c’est dans ce cadre que doit s’élaborer notre offre politique, en lien étroit avec nos amis sociaux démocrates.
Car nous n’avons qu’un but : faire gagner le Parti socialiste en 2012, pour servir les Français. A Reims, nous ne désignerons pas notre candidat à l’élection présidentielle. Nous dirons notre volonté de préparer l’alternance.
Dès aujourd’hui, nous avons le devoir d’être, résolument, l’opposition. Il y a urgence. Car le Parti socialiste vit douloureusement la réputation d’être inaudible. Ainsi se répand l’idée que les socialistes, empêtrés dans leurs querelles intestines, ne s’intéressent plus aux questions de fond et se sont repliés sur leurs collectivités locales.
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