Un Conseil National apaisé, par George PAU-LANGEVIN
paris20 | 26 novembre 2008Hier soir j’ai participé à la réunion du Conseil National au cours duquel le Parti Socialiste devait se prononcer sur le vote contesté de la Première Secrétaire.
Contrairement à ce que pouvaient laisser craindre les déclarations virulentes parues dans la presse,les tenants de l’une ou l’autre des candidates ont tenu des discours plutôt responsables.
Ayant moi même voté pour Bertrand Delanoë qui a préféré se retirer de la compétition le dimanche, la motion A que je soutenais n’était pas directement en première ligne dans cette contestation passionnée.
Le bon sens et l’examen attentif de la presse montrait toutefois à l’évidence qu’il était temps pour les dirigeants socialistes de trouver une solution d’entente pour mettre un terme à cet étalage de griefs sur la place publique.
Même si on peut comprendre la déception des partisans de Ségolène Royal qui avaient escompté la victoire de leur championne, force est de reconnaître d’une par que les contestations n’étaient pas de nature à inverser les résultats, d’autre part que les menaces brandies de recours judiciaire étaient plutôt de nature à écoeurer les militants et à disqualifier un peu plus notre parti. Il était donc sage de renoncer à ce mouvement d’humeur.
Quelle autorité aurait eu une Première secrétaire imposée par un tribunal dans quelques mois ?
Après avoir examiné les litiges, la Commission menée par Daniel Vaillant a abouti à un résultat en fait moins serré que celui annoncé à l’origine, soit pour Martine Aubry 67 451 voix et pour Ségolène Royal 67 349 voix. Son rapport a été adopté largement par 159 voix pour et 76 contre.
Nous devons surtout être collectivement fiers de ce que le Parti socialiste soit celui où la désignation du dirigeant se fasse de la manière la plus démocratique au suffrage universel direct et ce malgré les difficultés imputable à cette procédure.
Restera maintenant à la Première Secrétaire élue de s’attacher à rassembler, à recoller les morceaux, à refaire du parti cette grande force d’opposition dont le pays a besoin. Le temps presse désormais


