“La 6 Novembre, votons pour la Motion Clarté, Courage, Créativité !” texte collectif des signataires de la Motion A dans le XXème
paris20 | 27 octobre 2008Dans quelques jours les militants socialistes se prononceront sur les diverses motions proposées, choisiront une orientation politique pour les trois années à venir et une direction devant la mettre en œuvre. Ils feront ce choix en conscience car dans l’isoloir, le vote est libre !
La presse s’est étonnée que sur l’essentiel les principaux textes convergent. Nous l’estimons normal, fort heureusement. Il n’est donc ni utile ni sain d’entretenir entre nous de faux procès. Evidemment, nous respectons tous la déclaration de principes adoptée récemment par tous les socialistes. Selon les termes de celle-ci, « les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier ». Nous y avons aussi affirmé que nous sommes un parti réformiste, décentralisateur, européen, pour qui le développement durable est important.
Nous sommes tous fiers d’être socialistes, il ne peut s’agir du monopole de quelques uns.
Pour le reste, ne relayons pas l’idée que les socialistes seraient absents du Parlement ou des luttes. Au contraire les élus sont présents à l’Assemblée et au Sénat pour s’opposer aux mauvais coups de la droite. Ils montent quotidiennement des projets pour améliorer la vie quotidienne dans leurs conseils généraux ou régionaux, malgré les difficultés induites par les coupes budgétaires effectuées par le gouvernement dans les budgets sociaux ou d’équipement. Nombre de municipalités, au premier rang desquelles la Ville de Paris, conjuguent priorité au social, rigueur dans la gestion, innovation écologique et avancées culturelles.
Les socialistes, partout où ils sont, interviennent régulièrement pour la défense des sans papiers ou en soutien aux luttes sociales. Nous regrettons que les medias préfèrent convier ceux qui, par principe, tirent contre leur camp. Or, la fierté d’être socialiste devrait inciter à respecter les décisions délibérées et adoptées démocratiquement et collectivement par notre parti.
Même en période de compétition, nous devons respecter et préserver notre bien commun qu’est le Parti socialiste. Les militants qui ont assumé loyalement toutes les campagnes, notamment la présidentielle, quel qu’ait été leur choix initial, peinent à voir leur parti désigné comme principal responsable de l’échec.
Pourquoi accaparer au profit de telle ou telle ou telle motion les mots d’ordre adopté par tous, comme le non cumul de mandats, que Bertrand Delanoë a appliqué de manière exemplaire, dès 2001, en démissionnant du Sénat. Gardons-nous de cette surenchère sur la vertu qui irait jusqu’à exiger quasiment que le Premier secrétaire soit un inconnu, n’exerçant aucune responsabilité et donc sans la capacité à se faire entendre. Gardons-nous aussi de toute démagogie tendant à nier que les idées sont souvent incarnées par un leader. Les femmes et les hommes du Parti Socialiste doivent être des militants et non les supporters d’un fan club.
En revanche, une certaine vigilance s’impose quand des responsables socialistes qui ont défendu par le passé des orientations très différentes sur des sujets aussi importants que l’Europe, le travail, voire la place des militants présentent un texte d’orientation commun. A quel moment se sont-ils trompés et quel bilan ont-ils tiré de leurs choix ?
Enfin, que signifient des positionnements de camarades s’autoproclamant radicalement à gauche, portés par d’estimables responsables dont la pratique n’est ni plus ni moins révolutionnaire que celle des autres ? le contexte ne justifie pas les postures démagogiques mais au contraire, la crise actuelle valide ce que nous avons toujours portés, à savoir la nécessité de maîtriser la mondialisation, l’Europe comme notre espace commun de régulation et comme modèle social, la lutte acharnée contre les inégalités.
La motion A veut éviter les déclarations excessives et les anathèmes. La droite souhaiterait voir un Parti Socialiste affaibli, miné par ses divisions, inaudible.
Nous voulons un Congrès utile, débouchant sur :
- un choix d’orientation clair : celui d’une efficacité de gauche au service du progrès social, d’un socialisme du 21ème siècle, résolument européen et écologiste ;
- une stratégie clarifiée : pour nous c’est le rassemblement à gauche sans ambiguïté ;
- un parti remis au travail où l’on retrouve le goût de réfléchir, d’élaborer et d’agir ensemble ;
- une équipe de direction cohérente avec un Premier Secrétaire qui soit une voix forte et crédible pour l’opposition. Notre motion a annoncé loyalement et clairement qu’elle proposait Bertrand Delanoë pour ce poste.
Nous souhaitons nationalement, et dans notre section, un véritable renouvellement des équipes qui ne soit pas seulement fondé sur l’âge mais sur le changement dans le temps, de fonctions et de responsabilités. Nous souhaitons un accueil et une formation des militants leur permettant de mieux participer à nos débats en toute responsabilité.
Dès le 6 Novembre nos camarades doivent se prononcer pour dégager eux-mêmes une majorité claire, et une orientation cohérente.
Pour cela, tranchons nos divergences par les débats et dans le respect. Nous y gagnerons tous en lisibilité et en unité. Dans la clarté.
Pour la motion A dans le 20° :
George PAU-LANGEVIN, Danièle HOFFMAN-RISPAL, députées,
Jean-Michel ROSENFELD, mandataire,
Julien BARGETON, Hamou BOUAKKAZ, conseillers de Paris, Serge WAJEMAN, conseiller d’arrondissement,
Et Agnès AGOPOME, Jean - Fabien ARMOGATHE, Eric BOYRIE, Danielle BRAMI, Bertrand BRET, François BRETEL, Cyril CARTRON, Jean-Claude COGNET, Catherine COGNET, Alain CONSEIL, Bartolomeo CORREIA-DA COSTA, François CORINTHE, Janis - Paul COVI, Myriam COVI, Alcé DIALLO, Philippe DESGOUTTES, Julia GHEDIN, Jérôme GIRARD, Moïra GUILMART, Jacques GUYARD, Christine KOFFI-LOGRAPH, Edwige LANGEVIN, Joseph LE CORRE, Bruno LEMARCHAL, Patricia MAGNIEZ, André MOREAU, Georgia MOREAU, Michèle PARAEE, Stéphane OUAROUI, Roberto PAEZ GONZALEZ, Michèle PARADE, Stéphane PECAS, Max PIERRE-FANFAN, Sarah POMERANZ, Emmanuel QUENUM, Catherine RENSON, Firmine RICHARD, Hamidou SAMAKE, Thomas SAN MARCO, Djilali SEKHI, Georges SIDERIS, Denis TOURNIAIRE, Ghislaine TOUTAIN SORIN, Nicole WAJEMAN, Jean-Louis WATHY


